pourquoi punir les criminels


La réponse est : reconnaissez les faits de la science, aussi désagréables soient-ils à votre cœur politico-économique assoiffé de sang. Les assureurs en revanche n’auraient pas de réserve si la police était souscrite au bénéfice d’une institution comme un hôpital, une église, une école, un musée ou une association de quartier. Mais la réponse pertinente est que la communauté n’a pas encore été éduquée à un respect suffisant des droits de propriété pour admettre ce plan. La meilleure garantie des justiciables est que les juges soient tenus personnellement responsables de leurs erreurs judiciaires. Si de telles personnes s’avéraient être très nombreuses, les établissements deviendraient de grandes sources de revenus pour l’état. Dans ce cadre, la punition est d’abord l’organisation de la surveillance. Car notre temps (depuis les années 1970-1980) est celui du « moment punitif ». Mon intérêt bien compris veut que je sois le « gardien de mon frère ». Dans la mesure où la règle de droit peut nous être imposée par la force des armes s’il le faut, son application doit ne souffrir aucune contestation. Cet engagement de leur part, pris au risque d’encourir de graves sanctions en cas de manquements, pourrait bien rendre les membres de ces communautés très populaires dans certaines professions. Quand un juge ou une agence privée de justice rendra un verdict de réparation, ce sera après s’être assuré que la victime qui réclame cette réparation est vraiment la victime, que l’accusé est vraiment l’auteur de l’agression, que le montant de la réparation est équitable. La punition et surtout la mécanique judiciaire peuvent agir comme catharsis de façon similaire à la psychanalyse. Plus que la mécanique de punition, Boris Cyrulnik démontre que la résilience de la victime, c'est-à-dire sa capacité à revenir à une normalité, dépend plus de l’existence d’un objet de résilience et d’un tuteur de résilience[5]. [10] Quelques rothbardiens suggèrent qu’ôter la vie à autrui n’entraîne pas nécessairement l’application de la peine de mort ; en réalité, le droit de l’agresseur à sa propre vie est transféré aux héritiers de sa victime. (Destiné à être publié par The Independant, mais refusé par le rédacteur en chef, cet article est signé : Outsider.). Le crime peut être pour la victime la simple perte d’objets, mais aussi la violence, voir pour les proches un deuil. Mais 90% des infractions sont sans violence envers la victime…ce n’est ni le grand Criminel, ni La punition. References to a sister have not been located in the major newspaper
accounts of the time, but Peirce’s overall argument did not secure publication
in any event. Concernant le retour à une triple normalité, historique, sociale et psychologique, la réponse me semble en partie négative notamment à cause de la normalité « du crime » chez le criminel ou du moins à sa contingence. Nous avons vu que même dans cette étude moléculaire des couples crime / criminel et criminel / victime, le fait social se réintroduit sans cesse. C’est un extrait d’un interrogatoire d’une jeune femme par un avocat commis d’office dans le documentaire de Raymond Depardon « Délits Flagrants ». Laissez-moi vous donner quelques exemples. Notre méthode a ici été d’abstraire des systèmes aux différentes échelles avec un aller retour permanent entre ces deux grandes échelles. La subjectivisation des méfaits du crime par le biais du plaignant est une mécanique quasi nécessaire. Venons en donc aux deux faits sociaux : le crime et la punition. P8. Je ne peux pas développer ici le concept d’ « agence de protection ». Cette responsabilité des juges envers à la fois la victime et le coupable présumé est la principale différence entre une justice libertarienne et une justice d’État. Une personne qui est propriétaire d’un bien, par définition, doit pouvoir le donner à qui elle veut, à une association caritative, aux employés de son entreprise, à son petit ami, ou pourquoi pas, à ses enfants. On voit cela par quelques petites indications comme la fréquente désignation actuelle d’un ecclésiastique comme « ministre de Dieu », alors qu’il était appelé usuellement serviteur de Dieu et ministre des hommes. Elles sont à la portée de tous, y compris de propriétaires pingres, de voisins chargés de famille, et, bien sûr, de riches philanthropes. La reconnaissance du crime est l’envers symbolique positif d’une telle négation. If ever there was a case that was
calculated to bring home to a tender and Christian heart the iniquity of our punishments, it is this
one. Dans ce contexte, l’appareil le plus puissant qui a remplacé l’église est l’école : « Elle prend les enfants de toutes les classes sociales dès la Maternelle, et dès la Maternelle, avec les nouvelles comme les anciennes méthodes, elle leur inculque, pendant des années, les années où l'enfant est le plus « vulnérable », coincé entre l'appareil d'État famille et l'appareil d'État école, des « savoir-faire » enrobés dans l'idéologie dominante» [13]. Pour tenter d’y répondre, nous commencerons par regarder le point de vue du puni et puis le dialogue criminel – victime en faisant abstraction du fait social, car avant tout le crime touche des individus aux histoires particulières. Les témoins aussi peuvent être menacés s’ils ne disent pas ce qu’on attend d’eux. « Généralement, une infraction est considérée être un crime si elle porte atteinte au bien-être collectif de la société ou si elle déroge significativement des normes socioculturelles qui dictent la conduite normale d'une personne[1] ». Il ne saurait y avoir de condamnation légitime par « la société », c’est-à-dire par des gens qui n’ont pas subi l’agression. [6] Murray Rothbard, L’Ethique de la liberté, Les Belles Lettres, Paris, 1992. [11] Définition marxiste et non sociologique de la classe. On peut trouver quelque mérite à l’objection que la simple réparation du tort causé laisse l’agresseur s’en tirer à bon compte dans bien des cas. Il vise une exécution complète et rapide de la réparation due à la victime. La fuite dans la répression permet d’escamoter les vrais problèmes : celui des causes de la criminalité, celui du traitement des criminels. Si les clients d’une de ces agences spécialisées étaient trop souvent victimes d’agression et si l’agence ne parvenait pas à en arrêter les auteurs, cette agence perdrait vite sa réputation et ses revenus. Non, c’est aussi la pierre angulaire du système. Pour répondre à cette question, il faut analyser non plus le crime fantasmé mais la mécanique qui produit du criminel et de la punition en permanence. Rédemption et réparation : de part et d’autre d’un miroir ? La juge s’offusque de cette franchise, il y a bien d’autres métiers dit-elle. J’ai pris une vie, je vous en rends une autre ». L’argument oublie aussi que les victimes peuvent céder leur droit à une restitution, et les acheteurs se chargeront d’extraire devant la justice le maximum de restitution de la part du criminel, sans se laisser aucunement intimider par quelques mafieux. Appeals were made but it was only intervention by the
State Board of Pardons that resulted, in April 1894, in a commutation to life
imprisonment. Ils vont même jusqu’à se prétendre les victimes de délits contre un prétendu « ordre public ». Pire parfois le crime est ridicule par rapport à la normalité de l’histoire de la personne, comme pour ce onzième cas, si parlant. Cette démarche a été rendue possible par le dialogue entre l’analyse fonctionnelle (et puis marxiste) et les parcours individuels issus des films de Depardon. A priori, Crime et Châtiment sont deux objets bien distincts. En effet, dans 80% des cas la victime connaît son agresseur. Les marxistes ricaneraient en voyant là l’ultime étape dans la transformation de toutes les actions humaines en actions marchandes. Ces trois aspects du crime, (i) perturbations dans une histoire « linéaire », (ii) transgression d’une norme et (iii) décharge d’affects, sont d’ailleurs à l’origine de notre fascination pour les crimes. La seule réaction qu’ils concèdent à ce fait est qu’il y a encore dans les jurys un certain nombre d’hommes old-fashioned au cœur tendre qui, nonobstant tous les serments du monde ne peuvent être amenés à emprisonner un homme lorsqu’ils pensent que la sentence serait trop cruelle ; et les prisons sont déjà assez cruelles et effrayantes pour que les jurés soient incités à les utiliser. Nous l’avons déjà dit, il ne saurait exister de châtiment qui corresponde objectivement au crime. » The account of his
police interview disclosed that sixteen-year-old Fates lived with his mother,
his father having committed suicide three months earlier. Il n’existe donc aucune raison pour une quelconque « législation ». Comment la poursuite par chacun de son intérêt personnel peut-elle assurer une protection policière et judiciaire au retraité solitaire ? Dans tous les cas, l’efficace discutable de la punition quant à la réparation et son inefficace indubitable quant à la rédemption sont elles les causes ultimes de la punition ? Tous les matins je fais ce qu’il faut que je fasse, mais je sais aussi que si je ne le fais pas, je risque de tomber dans ce groupe. L’événement, le crime, s’incarne dans des lieux : les urgences, le bureau de police et la déposition, puis la justice, parfois, aussi pour les proches d’un meurtre, le cimetière. Au cours de l’histoire, les hommes de l’État ont confisqué les droits de la victime. Le montant payé aux personnes en lien avec les cours criminelles serait extrêmement réduit, et leurs intérêts seraient totalement opposés à un tel changement. Qui d’autre que la victime peut prétendre en décider autrement ? Aucune personne humaine n’a le droit de punir. Bien entendu, si vous êtes un économiste, vous ne les aimez pas et vous ne devez pas les aimer ; parce que vous croyez dans le divin pouvoir régénérateur de l’égoïsme universel. C’est l’existence de cette règle, fait social, qui délimite l’existence du crime comme autre fait social, qui conduit à la punition dernier fait social. En prison, des avocates victimes de discriminations sexistes, Tortures et pandémie pour les prisonniers politiques en Iran, Mort suspecte à la prison de Seysses: deux ans après, la famille de Jaouad attend toujours des réponses, Brésil: un juge censure une enquête, à Manaus, de The Intercept Brasil, «Hold-Up»: les QAnon et l’extrême droite en embuscade, Le documentaire «Hold-Up», une parodie d’investigation, Le «consensus de Paris», nouveau concept creux du macronisme. Ainsi la présente méthode des sanctions judiciaires ne remplit certainement pas ce à quoi elle est destinée. La réparation est là sans objet. Il faut bien admettre que la doctrine chrétienne de l’amour a été autant sous-estimée que ses maximes historiques ; cela non pas tant par quelque démarche de la science, car toutes les recherches des psychologues scientifiques défendent le maintien du principe de charité, mais simplement par le développement d’un esprit anti-chrétien au sein même de l’église. Alors traitez les criminels comme vous le feriez si vous les aimiez ; parce que, au bout du compte, c’est la méthode la moins chère. Cette procédure est celle que nous connaissons aujourd’hui sous la forme de saisie sur salaire, par exemple. Je suis le seul héritier de mon père. En fait un parcours sur ces concepts nous démontre combien ils sont miroirs. Le propriétaire de l’immeuble lui-même pourrait prendre une telle assurance. Dans la 10ème chambre, le dialogue de sourd entre le conducteur à qui on a retiré le permis et le juge est l’illustration parfaite à la fois de ce caractère de classe et de cette impossible compréhension : « je travaille, j’ai pas le choix – si vous avez le choix – quoi vendre de la drogue – il y a d’autres métiers vous avez essayer ? La lutte des classes est définie dans le cadre d’une compréhension dialectique des moteurs de l’évolution des sociétés humaines. Il prendra une nouvelle peine, il s’enfoncera. De tout temps, dans toutes les sociétés même les plus primitives comme le rappelle Malinowski, quand il critique la vision idyllique d’un communisme primitif, il a existé des normes, des règles et une répression des écarts à la norme. La procédure judiciaire doit se limiter à cette enquête et à cette réparation. En fait, il s’attribue tout pouvoir de punir les criminels pour leurs actes passés. Le triptyque criminel, punition, victime est intéressant pour cela. Supposons que Nikita égorge mon père et est reconnue coupable de ce meurtre. Si le coupable n’a pas d’emploi fixe ou refuse d’en prendre un pour échapper à son obligation de réparation, le juge exigera que le coupable soit placé dans un camp de travail. True, I am not a Presbyterian, and my paper does not precisely jibe with presbyterian sentiments. De plus, il existe des crimes sans victimes individuées, c’est même le cas de la plupart des affaires présentes dans la 10ème chambre. N’êtes-vous pas alors dans l’obligation d’être particulièrement attentionné à son bien-être et son confort ? On en a la démonstration aujourd’hui : la compagnie d’assurances d’un propriétaire de Rolls ne gagne pas systématiquement sur celle d’un propriétaire de 2CV, même quand elles concluent une transaction en dehors des tribunaux d’État. Je ne veux pas aller en prison ». Il y a bien d’autres acteurs que « l’État providence » qui ont intérêt à rendre la justice et qui le feront, même aux plus déshérités.[9]. Pour des personnes commettant un crime pour la première fois, une telle punition serait pratiquement aussi dissuasive qu’actuellement ; peut-être même un peu plus, dans la mesure où la période de détention serait bien plus longue. Si une voiture a été volée, le voleur doit évidemment rendre la voiture au propriétaire et le compenser pour les dommages éventuellement causés au véhicule, l’essence consommée, le kilométrage effectué abusivement, la location d’un véhicule de remplacement pendant la durée du vol, plus les coûts encourus par la police dans sa recherche du voleur (il n’y a pas de raison que la police, privée ou pas, soit entièrement payée par les honnêtes gens). Bronislaw Malinowski (1933). Ces derniers, au moins quelques uns d’entre eux, cessant d’être soumis aux confiscations du fisc, considéreront de leur devoir d’aider les plus pauvres dans la société. Cette organisation passe par des rites d’interrogatoires, vous êtes qui ? French leaks Ce faisant, une autre caractéristique du processus dialectique est apparue : les concepts miroirs. Cette réparation peut être évaluée en termes financiers, mais aussi prendre d’autres formes à la demande de la victime et après approbation du juge, par exemple un travail en faveur d’une association caritative. [7] Dans une société d’hommes libres, les héritiers ne sont pas nécessairement les enfants du défunt. Les pertes des individus seront grandement réduites. Les juges perdraient vite leur clientèle si leurs jugements étaient trop fréquemment contestés. Une telle solitude est improbable dans une société libertarienne pour des raisons qui seraient hors sujet ici, mais supposons qu’il en soit ainsi. Je serais convaincu de meurtre, certes, mais quand les héritiers de Sabot viendront réclamer ma vie, je leur répondrai : « Vous pouvez avoir celle de Nikita, elle est à vous. These poor women, who have been able to resist the poison of hereditary criminality,-why
should the howling mob of New York trample over their hearts ? La punition semble aussi inopérante pour résoudre l’anomie, écart la normalité dans laquelle se situe le délinquant ; on peut même dire qu’elle la renforce. Les frais des nouveaux établissements seront tout d’abord lourds ; mais plus tard, quand ils seront devenus en partie auto-financés, quand les familles des criminels auront été éradiquées et que le crime aura bien diminué, les dépenses ne pourront pas trop excéder celles des pénitenciers existants. Tous ces bénéfices proviendront de gens ayant laissé de côté leur rancœur néfaste et non-chrétienne, et qui ont reconnu la totale vérité de la science selon laquelle les gens qui commettent des crimes sont des esprits malades. L’apparente identité « Œil pour œil… » est trompeuse : l’œil vaut plus pour un peintre que pour un musicien. La part essentielle de la punition de telles personnes, la part sociale, qui est la plus terrible et très excessive, ne serait pas directement affectée. Cinquième affaire présentée dans un autre documentaire de Depardon (10ème chambre). Heureusement, les crimes sont rares dans la société, quoiqu’on dise, et encore plus rares dans une société libertarienne qui ne donne pas l’exemple de la violence institutionnalisée policière et militaire. La punition du criminel n’est alors plus simplement qu’une arrière-cour des échecs, c’est un mur contre nos espoirs. Pourquoi punissons-nous les criminels ? La justice bradée Pourquoi la lutte contre l’impunité est importante pour la paix I. Aperçu général II. Il est curieux de voir une telle répugnance à admettre ces faits scientifiques par ceux qui sont engagés à défendre le présent système de peine. - lorsqu’une loi morale est violée, si la violation de cette loi morale n’est pas en même temps une violation du droit de propriété. Mais cette rédemption souvent ne passe pas par la punition organisée par la société. Le danger dont l’histoire révèle la manifestation constante est que la technique pour accéder au pouvoir et s’y maintenir est la fabrication de crimes dont le pouvoir peut ensuite dénoncer les auteurs. [5] Boris Cyrulnik les vilains petits canards, [6] Bronislaw Malinowski (1933). Dans les 20 minutes qui suivent sa libération de prison, s’il en a l’occasion, il accomplira à nouveau l’ancien crime. La profonde injustice du Code Civil napoléonien est qu’il crée une obligation pour un propriétaire de léguer ses biens à ses enfants, à parts égales. Ce principe de correction explique l’importance de la modulation des peines, « le but de la peine étant la réforme du coupable». Revenons aux « délits flagrants» de Depardon, cinquième cas, une femme alcoolique, une dispute, un couteau, 4 coups, heureusement non mortels, sur son ami. P8, [8] Emile Durkheim. C’est un « phénomène social normal » comme le note Durkheim car s’il y a norme, il y a possibilité d’écart à cette norme. Mais dans son cas, cela passe par l’auto punition très christique. Cette religion anti-chrétienne, cette déification politico-économique de l’égoïsme comme seul sentiment respectable autour duquel doivent tourner toutes les sérieuses affaires de la vie, finira par corrompre tous les liens de la société et par la laisser dans la même condition de désintégration que celle que les chrétiens ont trouvé à l’époque de Pétrone et Apulée. Vous êtes contraint pour votre propre sécurité et celle de vos voisins, de priver cet ami et ce frère de sa liberté — non pas toutefois et surtout pour la sauvegarde des vies, mais pour celle de la propriété —. Pouvons-nous rendre le bien à son légitime propriétaire ? En ce qui concerne ceux qui ne sont pas encore criminels, on ne peut nier que la perspective de la peine doit être, dans l’état existant des choses, un fort motif de s’abstenir de violer la loi ; toutefois il y a peu de doute que ce qu’ils craignent le plus est l’ignominie sociale. Il existe évidemment un rôle affiché d’exemplarité de la punition, mais force est de constater vu le taux de récidives, son peu d’efficacité. Le respect du droit de propriété et le principe de restitution constituent ce minimum que nous pouvons légitimement exiger des autres. La prison ou plutôt la menace de prison, a le pouvoir de faire passer un individu du statut de simple délinquant à celui de criminel. Elle est arrêtée seulement pour tentative de vol de voiture, mais elle conduit des voitures volées, à plus de 200 km/h sans permis, elle est aussi prostituée, toxicomane, dealeuse et séropositive avec ce que cela implique dans sa vie…et elle n’a que 22 ans. Ce même principe transpire du dialogue entre substitut et délinquant toujours dans « délits flagrants»: septième cas, un jeune homme inculpé d’outrage à agent, la substitut conclut « ne vous remettez pas à insulter personne ». Le travail forcé, dans une conception libertarienne de la justice, a un sens. Le criminel lui-même qui a un sens bien plus réaliste que tout autre des misères et des tortures de la prison n’est pas détourné le moins du monde par elles. Reconnaissez le fait que le criminel est un homme à l’esprit malade. ), qui peut prétendre toucher une quelconque réparation ? » comme l’exprime si bien Foucault, je modifierais alors la question : à qui sert la punition ? Même si un système plus humain devait s’avérer, de façon inattendue, un peu moins dissuasif que l’actuel pour une petite classe de futurs criminels, il ne pourrait pas échouer à être presque tout à fait dissuasif pour les professionnels, et cela serait de loin plus important. Il y a un aspect de dépassement de la norme, mais le crime peut aussi provoquer une souffrance indépendante du dépassement. Le criminel joue un rôle similaire à celui joué par le comique ou le cynique, c’est aussi une soupape. Ensuite, considérons dans quelle mesure les punitions existantes agissent pour détourner les hommes du crime. C’est aussi parfois l’absence de sens d’une vie morne, où le seul sens est alors incarné par le crime, pensons à ces couloirs infinis « d’Elephant » de Gus van Sant. Un système judiciaire fondé sur la réparation réduit le niveau global de violence dans le monde. Le remède que les économistes et le divin dollar exigent est de punir plus durement, de rendre les prisons plus effrayantes, de tourmenter les âmes des pauvres diables, bref, de poursuivre des méthodes que tout dresseur d’animaux qualifierait des plus insensées pour un cheval ou un chien. He is incapable of any but a very low degree of that
sensation. L’avocat s’appuie souvent sur le fait que le prévenu à une bonne position, que c’est quelqu’un de respectable, il est médecin ou chercheur. De même, dans le passé, l’aveu lors des supplices jouait un double rôle de rédemption et de mécanique d’élaboration de la vérité dans lequel le condamné publie son crime[4]. Il y ad’ailleurs une sorte de contradiction entre une volonté classificatrice qui fait réapparaître le social et la permanence d’un discours individualisant le condamné, comme s’il avait toujours le choix. Partout, il y a surtout une contingence sociale qui transpire et la punition ne la solutionne pas ; par contre la punition propose une solution, elle fait devenir criminel. Aucun indice ne nous permet de croire cependant que la science est capable d’inventer une « machine à transférer la vie ». Cette logique d’exclusion est aussi à l’œuvre avec les sans domicile fixes ou les malades mentaux, ils sont mis hors de notre portée. Pour le criminel, nous entrons dans la thématique de la rédemption, du repentir et voir du changement. C’est un homme chétif et surtout malade mental qui cherche par ailleurs une rédemption impossible. Interrogeons cet étrange second cas, le crime parfois est alors le soupir de la créature trop réglée, c’est le vol de la fille des bourgeois, la vente de cannabis par le petit jeune qui n’en a pourtant financièrement pas besoin.

Stratégie Marketing Définition Selon Kotler, Academie Reunion Resultats Dnb 2019, Air France Suisse, Cap Audiovisuel à Distance, Les Mystères De L'ouest Netflix, Halstenberg Fifa 20,